01.02.2012

C'est qui l'ennemi déjà ?



journaliste contre BCE - VOSTFR 

Voilà qui nous dirige.
Voilà ce qu’est l’Europe.
Voilà à quoi elle sert : à rien d’autre qu’à assurer le bien-être d’instituions financières en détruisant les peuples, en les réduisant à la misère.
Populisme me direz-vous ?
Comment répondre à cette question : pourquoi la BCE oblige tout un peuple à payer pour une banque défunte, qui n’a eu ces dettes que par sa propre faute. Comment la BCE demande de faire payer par les citoyens d’un pays déjà dans le marasme, les dettes privées d’une banque privée qui a merdé de manière privé ? Pour assurer quel bien-être ? Après la Grèce et l’Italie, il faudrait peut-être mettre plus de financiers encore à la tête de nos pays européens, histoires qu’on ferme bien bien notre gueule une bonne fois pour toute, ceux qui ne se satisfont pas de cette situation ?
Oui, l’ennemi c’est la Finance, ô combien. Il faudra bien choisir son camp avant de mourir.

22:26 Écrit par Océane | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : europe, bce, financiers | |  Facebook |

28.01.2012

Richesse des uns, bêtise des autres

Demain Nicolas Sarkozy va s’exprimer. Je regarderais, pour une fois. En essayant de ne pas m’énerver.
J’attends.
J’attends de voir s’il va effectivement annoncer une hausse de la TVA, grevant un peu plus encore le budget de tout un chacun, après avoir offert des cadeaux fiscaux aussi honteux que vulgaires aux plus riches d’entre nous.
J’attends aussi de savoir s’il compte effectivement annoncer la suppression des délégués du personnel pour les entreprises de moins de 500 salariés.
Et s’il fait bien ses annonces, j’attends de voir la réaction des gens, du commun des mortels.
Si rien ne se passe, si aucun grondement ne vient, alors nous pourrons mesurer le degré d’avilissement dans lequel nous sommes tous tombés.

20:25 Écrit par Océane | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | |  Facebook |

16.12.2011

Comment voter ?

2012 approche à grands pas et je ne sais toujours pas ce que je ferais en mai. D’un point de vue électoral.

J’étais pourtant bien partie, très enthousiaste, notamment grâce aux débats pendant les primaires socialistes. J’ai assisté à de belles discussions, de vraies confrontations idéologiques.

Mais je continue à me poser la même question, très prenante : dois-je voter selon ma conscience et mes idées, pour le candidat dont le programme me parle le plus, ou dois-je voter pour celui qui a le plus de chance de faire dégager Nicolas Sarkozy, aka le Nain Vagal ?

J’avoue ne pas être encore déterminée.

Je sais que son départ est essentiel au bien-être de ce pays. La casse des services publics, le mépris des petites gens, la mascarade fiscale, l’échec sur les questions les plus importantes, tout ça rend vital la fin de ce gouvernement d’escrocs.

Et le candidat qui semble avoir le plus de chance d’effectuer cette alternance c’est François Hollande.

Voilà.

Souci.

Je n’ai que défiance et méfiance envers ce candidat aux conseillers bien trop libéraux à mon gout. Et je n’aime pas ses valses hésitations sur le nucléaire, sur les retraites. Et j’aime encore moins quand il finit par prendre une position sur ces sujets : pile celle que je craignais...

J’aimerais avoir parfois comme Jegoun la foi chevillée au corps que la priorité c’est l’alternance et que Hollande est le mieux armé pour ça.

Je lis quelques camarades blogueurs pour affiner mon opinion, et je ne peux qu’admirer chez Melcalex, ou Seb Musset, cette force de conviction qui les anime.

J’ai l’impression qu’elle m’a quittée. Je ne ressens plus cette enthousiasme, cet élan qui donne envie de se battre… j’en suis à me dire, faire dégager Sarkozy pour y mettre un gouvernement d’accompagnement social de l’ultra libéralisme, pour quoi faire ? J’attends de Hollande plus de tranchant, une vraie rupture avec ce qui nous mené dans cette crise, une vraie mise en accusation des coupables : le système financiers et ses dérives. Une vraie rupture sur le plan fiscal aussi, et sur les retraites également… Bref autant de choses que je retrouve dans la bouche de Mélenchon par exemple...

Alors, voter utile ou en conscience ?

Et finalement, voter utile, c’est quoi ?  

16.11.2011

C'est pour quand le bonheur néolibéral ?

En ce jour du 5ème anniversaire de la mort de Milton Friedman, des blogueurs ont adressé à des personnes connues pour leur engagement néolibéral une lettre visant à clarifier leur position. Là voici :

 

« Madame, Monsieur,

Vous vous définissez vous-même comme étant de sensibilité « libérale » sur le plan économique et c’est bien évidemment votre droit le plus strict. Vous ne verrez donc pas d’inconvénients à être sollicité afin de répondre à une simple question.

Nous, blogueurs et citoyens de sensibilité de gauche, sommes depuis une bonne trentaine d’années face à votre discours nous assurant que le libéralisme économique – ou néolibéralisme si vous préférez – va être rien moins qu’une promesse de bonheur et de liberté pour tout un chacun, humbles comme aisés, et qu’un passage, certes douloureux mais que vous nous assurez « nécessaire », par une période de temps plus ou moins difficile où serait mise en place une sévère mais juste « rigueur » économique, finira, à terme, par porter des fruits dont tout le monde sans exceptions profitera…
Disons le net : nous sommes sceptiques.
Non pas que nous mettions en doute votre bonne foi quant à ces affirmations : votre sur-présence médiatique depuis tant d’années nous a convaincu de votre sincérité. Mais tout de même, tout le monde finit par se demander, à force :
Ce fameux « bonheur néolibéral » qu’on nous promet depuis 30 ans, ça vient quand ?
Parce que dans un pays comprenant 8 millions de personnes en dessous du seuil de pauvreté et des salariés pressurés comme des citrons en permanence, et où malheureusement il semble bien qu’une fraction fort malhonnête de personnes trouvent à s’enrichir en se contentant de siéger dans des conseils d’administration, il est quelque peu délicat de percevoir les bienfaits de ces fameux « marchés » que vous défendez pourtant mordicus en dépit du bon sens.

Comme toujours, vous répondrez à cela qu’il faut « poursuivre les réformes » parce qu’on a « pas assez libéralisé » ; mais soyons sérieux : il vous faut clairement admettre que vous vous êtes plantés. Qu’en 30 ans vous n’avez pas été foutus de faire quelque chose de bien. Et que le néolibéralisme n’a conduit qu’une fraction infime de gens très riches à encore plus s’enrichir au détriment de tous les autres.
Notre question sera donc : pourquoi ne pas admettre que votre idéologie est nuisible pour la majorité, que vous vous êtes plantés, et que dans l’intérêt général vis-à-vis duquel vos idées sont objectivement nuisibles, il serait mieux que vous laissiez tomber et passiez à autre chose ?

Dans l’attente de votre réponse, veuillez Madame Monsieur agréer l’expression de nos salutations distinguées. »

Cette humble bafouille a été adressée par mail à Jean Quatremer, Eric Le Boucher, Sophie De Menthon, Laurence Parisot, Jean-François Copé, Michel Godet, Agnès Verdier-Molinié, Alain Madelin, H16, Jean-Michel Aphatie, Hervé Novelli, Laurent Wauquiez, Hugues Serraf, Jacques Attali, Jean-Marc Sylvestre, Franz-Olivier Giesbert, Pascal Salin et Monique Canto-Sperber; liste non close.
Nous attendons bien évidemment les réponses avec une certaine curiosité gourmande.

Y participent : Comité de Salut PublicOcéaneMipmipAgnèsSeeMeeSeb MussetMarcoDadavidovVogelsongIntox2007DedalusChristian, Jegoun, Bah By CC.


A diffuser au maximum !

10:14 Écrit par Océane | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | |  Facebook |

02.11.2011

La droite et la tarte aux mirabelles

Jusqu’à hier soir, je ne connaissais pas Valérie Rosso-Debord. Je connaissais déjà Frédéric Lefebvre et Nadine Morano, mais mon bonheur ne devait pas être complet. Valérie Rosso-Debord, c’est comme un cadeau, comme une chose improbable, tellement de droite, tellement, tellement pas racontable qu’il vaut mieux écouter :


Voilà une femme qui explique ce que c’est qu’être de droite, et qui pour appuyer sa démonstration cite ce qu’elle a fait de droite le jour de l’interview : une tarte pour elle-même. Elle a beau s’embrouiller ensuite dans ses explications, il n’en ressorts pas moins que pour elle être de droite c’est privilégier l’individualisme. Je vous laisse écouter, ça se passe de commentaire.

Le seul commentaire que je ferais, en fait, concerne mon propre ressenti, de militante de gauche depuis 20 ans (le temps passe). Je ne suis pas venu à la Gauche pour une étiquette ou une personnalité en particulier, mais pour des principes, et des sentiments.

J’avais juste la sensation que je ne pouvais vivre que selon certains principes, de partage, d’aide de main tendue et de liberté. La solidarité, la justice sociale, l’humanisme, ce sont les mots que je mets au cœur de toute action politique. C’est ce qui caractérise la gauche.

Dans le fond, je n’ai jamais pu comprendre comment une personne sensée et un minimum généreuse, consciente de sa condition d’humain tout simplement, comment une telle personne peut s’intituler de droite ? Je ne vois que de l’égoïsme et de l’individualisme dans les principes de droite. Même le beau mot de liberté est dévoyé de son sens, pour ne devenir que la liberté d’agir dans son propre intérêt.

Oui, je crois que je ne comprendrais jamais comment on peut être de droite et se dire humaniste pour autant.

Ce n’est pas faute d’avoir cherché à comprendre, notamment avec l’excellent ouvrage de René Rémond, Les Droites en France.

Je constate qu’à droite, on veut donner toujours plus à ceux qui ont déjà, enlever à ceux qui n’ont déjà pas grand-chose. Avec ce bel argument fallacieux qu’il faut être raisonnable. Des gens ventru et au chaud explique à des miséreux qu’il faut être raisonnable et se serrer la ceinture. Etre raisonnable c’est récompenser les riches de leurs crimes et erreurs, en les payant encore plus, comme on le voit en Grèce en ce moment. Être de droite c’est encourager l’individualisme, au titre que quand on veut on peut. C’est appeler assistanat des maigres subsides accordées aux laissés pour compte de la société, et qualifier d’investissement ou de nécessité les cadeaux fiscaux fais aux plus riches.

Pour finir, je citerais ces propos de Costa Gavras, que je partage pleinement :

 

« Pour moi la gauche c’est quelqu’un qui se lève chaque matin, se plante devant sa fenêtre et se dit « on va essayer d’aider les autres à devenir plus fort, pour vivre mieux. » Tandis que la droite, c’est quelqu’un qui se lève, se plante devant sa fenêtre et se dit, très pragmatique : « où sont les difficultés à vaincre ? Qu’est ce que je vais faire pour protéger mes acquis ? » Aucune générosité, aucune exaltation. »

 

22:21 Écrit par Océane | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | |  Facebook |